boule-petit-fils-de-fantomas-350x350[1]J'ai reçu cet album en juin dernier et j'avoue ma flemme à vouloir écrire sur mon blog depuis un certain temps. L'énergie et l'envie semblant revenir, je voulais, avant que ne changent mes humeurs, vous faire profiter de ce troisième opus de l'ami Boule. Toujours de jolis amalgames entre textes et musiques et le talent évident d'un artiste que l'on devrait voir et entendre plus souvent. Petit fils de Fantômas et d'Arsène Lupin,  celui que l'on a , certainement appelé à tort, cervelle de moineau, nous prouve dans son écriture, qu'il sait toujours enfoncer le clou sur des problèmes de société. Agoraphobe et nyctalope, il compose des mélodies qui restent dans la tête et que l'on peut difficilement dissociées des textes. C'est sa marque de fabrique et heureusement pour nous qui l'attendons impatiamment sur Toulouse. (Boule si tu me lis....tu es le bienvenu !). Un portrait sans complaisance de Dannie la couturière, qui cache les imperfections des autres et qui rêve que les siennes disparaissent au matin, le biffin qui fouille les poubelles des beaux quartiers rien que pour manger, la patronne et le management à la con, le côté terre à terre et si réaliste de cet univers plus noir que les deux précédents albums, font de Boule un témoin de notre société. Mais lorsqu'il enfourche son vélocipéde interstellaire où quand il écrit une carte postale à ma cousine qui habite au bord de la méditerranée, il nous ramène dans son univers fait de rêve et de tendresse. ça doit être sympa de jouer à la WII avec lui, j'imagine bien son côté enfant se changer en Bonhomme vert qui casse tout (ah non! je dois me tromper de personne). Alors Boule, merci pour ce nouvel album et j'encourage tous ceux qui me lisent à se procurer le CD (sur le site de l'artiste ou chez les excellents disquaires !).

PS : Boule, quand même, il va falloir penser à voir un psychologue.